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Changements climatiques et maladies zoonotiques : une menace mondiale qui interpelle les États
KAOLACK INFOS 15 MAI 2026
Le monde fait aujourd’hui face à une montée inquiétante des maladies zoonotiques, ces infections transmissibles de l’animal à l’homme. Derrière cette recrudescence sanitaire se cachent plusieurs facteurs environnementaux : déforestation, réchauffement climatique, pollution, urbanisation anarchique et destruction de la biodiversité.
Des maladies comme Mpox, la rage ou encore le Hantavirus rappellent à quel point la santé humaine est liée à celle de l’environnement.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, le Mpox continue de circuler dans plusieurs régions du monde avec des milliers de cas enregistrés depuis 2022.
Les spécialistes estiment que le changement climatique modifie les habitats naturels des animaux sauvages et des insectes vecteurs de maladies. En détruisant les forêts ou en perturbant les écosystèmes, l’homme favorise les contacts entre animaux porteurs de virus et populations humaines.
Le cas du Hantavirus illustre parfaitement cette réalité. Cette maladie, propagée principalement par les rongeurs, inquiète actuellement plusieurs pays après des cas récemment signalés en Europe et sur un navire de croisière. L’OMS et l’Organisation mondiale de la santé animale rappellent que la gestion écologique de l’environnement et le contrôle des rongeurs restent essentiels pour limiter les risques.
La rage demeure également une menace sanitaire dans plusieurs régions du monde, notamment là où les politiques environnementales et sanitaires restent fragiles. La prolifération des animaux errants, l’insalubrité et l’absence de surveillance vétérinaire renforcent les risques de transmission.
L’épidémie mondiale de COVID-19 a déjà montré les conséquences dramatiques qu’une zoonose peut avoir sur l’économie, la santé publique et la stabilité sociale.
Aujourd’hui encore, des scientifiques alertent sur le fait que la disparition progressive de la biodiversité et le dérèglement climatique pourraient faciliter l’émergence de nouvelles pandémies. Des études relayées par plusieurs experts indiquent qu’une grande partie des maladies infectieuses humaines sont aggravées par les changements climatiques.
Dans plusieurs régions du monde, les fortes chaleurs et les inondations favorisent aussi la prolifération des moustiques et d’autres vecteurs de maladies.
Face à cette situation, les États sont appelés à renforcer les politiques environnementales : protection des forêts, lutte contre la pollution, gestion durable des déchets, contrôle sanitaire des animaux et sensibilisation des populations.
Le combat contre les zoonoses ne relève pas uniquement des médecins ou des scientifiques. Il concerne également les citoyens. La préservation de l’environnement doit devenir un acte de patriotisme et de responsabilité collective.
Protéger la nature, éviter les feux de brousse, préserver les ressources naturelles, lutter contre l’insalubrité et promouvoir le reboisement constituent aujourd’hui des actions essentielles pour protéger la santé publique.
Le patriotisme environnemental apparaît ainsi comme une nécessité pour préserver les générations futures contre de nouvelles crises sanitaires mondiales.
Sidy Sankharé
Jeudi 15 Mai 2026 à 20 h 16 .